Ça y est, les journées se font de plus en plus courtes et les premiers signes visibles du déclin des beaux jours apparaissent (arbres et prairies d'altitudes jaunissantes), l’évidence frappe alors tout skieur normalement constitué, l’hiver arrive à grand pas (et la spatule commence sérieusement à démanger).
C'est le moment que nous avons choisi pour faire le tri dans nos albums photos et ainsi pouvoir vous faire partager quelques moments forts de la saison dernière.
Un point commun aux quelques articles à venir ? La rando bien sûr ; ou comment profiter différemment de notre belle montagne et prolonger le plaisir de la glisse bien au-delà de la fin avril, période tant redoutée par l’aficionado du transport par câble.
Un début de saison désastreux … ou pas
Après un automne des plus sec, fin décembre ne voit toujours pas son lot de neige fraîche livré sur le territoire savoyard. Les stations de moyenne altitude que nous fréquentons d’habitude n’offrent que quelques pistes bien rocailleuses. Il va de soit qu’il ne faut pas espérer rider la pente tant idéalisée depuis des mois … tout est en rocher. Dans ces conditions, le randonneur doit alors employer ses armes les plus secrètes pour espérer poser quelques courbes sympas sans pour autant avoir trop peur de laisser un bout de semelle en montagne : Départ à très haute altitude, tabler obligatoirement sur un versant nord, si possible avec vestige glaciaire… Bref un vrai casse tête qui vous empêcherait d’être efficace au boulot tellement l’analyse de la situation nivo-météo-géographico-skiante est complexe et se doit par conséquent d’être permanente et pointue !
L’histoire aurait pu s’arrêter là ; mais s’était sans compter sur les qualités d’observation indéniables d’un des correspondants local de la Coop. Ayant réussi à infiltrer le milieu très fermé de la Haute Maurienne, notre envoyé spécial a souhaité garder l’anonymat dans le cadre de cet article…
A la veille de la nouvelle année, notre Agent 007 de l’Antenne de Modane nous informe donc que les conditions ne sont "pas tant pires" comme on dit par là haut.
Bref rendez-vous est pris le lendemain à la première benne de Punta Bagna, autrement dit à Val Fréjus pour une très belle sortie de télé-rando : 1000 m de montée, 2300 m de descente, zéro trace, de la neige pas tant pire (confirmation des dires locaux !), et des paysages sauvages et grandioses comme seule la Haute Maurienne sait en proposer. Comme quoi en cherchant un peu, y’a toujours de quoi se consoler même en période de vache maigre !


« Si tu emmènes ton vélo, tu n’as qu’a venir jusqu’à Pornic dessus il y a à peine 50 kilomètres » me lança ma grand-mère trois jours avant mon départ. Ne voulant pas la décevoir, elle qui jadis avait roulé sur un Motobécane SE modèle 1964, single speed, guidon U, béquille et cache chaîne aluminium, je décidai de suivre son conseil.
Lundi 20 août, 6h35, hall sud de la gare de Nantes après une nuit dans le train je sors le spad de sa housse et l’assemble devant des regards étonnés. Ah oui, j’allais oublier, mon camel back est plein, je viens d’avaler une torsade au chocolat, il me reste un fond de paquet de MNM’s (5) et 4 pruneaux ayant fait il y a peu une escale à l’île de la Réunion.
6 heures 55, tout commence : la porte automatique s’ouvre, 14 petits degrés, une nuit quasi noire et ce fameux crachin breton qui sévi. Sous la pluie, à cette heure et quand l’on vient de Savoie, dur dur de trouver sa route et de sortir de Nantes sans emprunter le périph’. Les à peine 50 kilomètres ne seront en fait qu’au nombre de 49. Qui dit voyage, dit sac, environ 12 kilos et surtout une housse à vélo fixé dessus dont l’effet parachute a rendu la barre des 20 km/h infranchissable. Du vent ¾ face puis face dans les dernières lignes droites, de quoi donner à la housse parachute toute son utilité. La route : une départementale en 2 X 2 voies sans accotement limité à 110 km/h.
2h30 plus tard, une grosse moyenne à la clef (19.6 km/h), j’embrasse enfin ma grand- mère. Tout était si mal parti et pourtant rouler au bord de l’océan, ça dépayse …
Récit d’un séjour au soleil avec des amis français et belges où j’ai pu découvrir le spot de Roquebrune à VTT. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un petit massif rocheux au cœur du Var avec une roche et une végétation abondante, identiques à celle que l’on trouve dans l’Esterel. Ce massif s’étend sur environ
Cette grande bambée en V
Vendredi 27 juillet, 8h15 : le petit Théophile (2 ans), qui prend déjà un malin plaisir à rider autour de la table du salon avec son tricycle, réveille le petit monde.
Petit déj., derniers préparatifs, réglages... et nous voilà partis pour la gare de Grenoble où nous rejoignons Tristan.
Descendus du train, nous enjambons nos V
Une jolie montée sur un sentier rocailleux nous permet d'arriver au pied de ce caillou géant qui, au fil des kilomètres et de la journée, revêtira différentes couleurs.
Un premier col sur piste roulante, puis, nous basculons en direction du Vercors, sur un sentier bien accidenté où le grand Damien nous fera sa première cabriole de la journée.
Nous continuons notre périple sur des chemins plus vallonnés en forêt, le long de petites falaises, avant d'atteindre le col de l'Allimas.
Un dernier petit effort pour basculer sur un single de feu qui descend sur Gresse en Vercors. Sur la place du village, nous croquons nos sandwichs et dégustons une petite bière locale sur la bonne initiative de Tristan.
Premiers tours de roue difficile jusqu'au col des Deux, avant de redescendre en direction de Saint Andéol. Une montée ardue, où il faut pousser, suivie d'une belle traversée le long des falaises du Vercors nous permettent d'atteindre le dernier col de la journée.
Petit ravitaillement à la superette du coin pour Tristan et nous attaquons la descente sur Grenoble par une piste extra rapide, voir piégeuse pour Damien. Derniers coups de pédales sur les berges du Drac, histoire d'être sûr d'avoir mal aux jambes le lendemain, et nous rejoignons Grenoble.
En résumé, un parcours varié, avec de beaux sentiers, des superbes paysages et une bonne ambiance. Une très belle journée à guidon, qui donne envie de rouler pour découvrir de nouveaux coins. Merci à Damien pour l'organisation de ce périple et à toute sa petite famille pour leur accueil.
« Pipay », non il ne s'agit pas d'un verbe tendancieux conjugué à l'imparfait pour les plus tordus d'entre vous mais d'une partie du domaine de la station des 7 Laux (38). Après avoir ouie dire par le voisinage qu'il y avait un bike parc là haut avec quelques passerelles et des lignes de dirt, nous avons décidé d'aller y jeter un coup d'oeil. Spad dans le coffre c'est parti direction les 7 Laux avec deux jeunes rookies de la Coop. : Charlie et Jean.
L'essentiel du parc est composé de modules en bois (du petit pour les enfants à du un peu plus hard mais envisageable pour le reste). Il y a aussi deux lignes de dirt avec des doubles très courtes et shapées ... si vous aimez vous envoyer en l'air sur des tas de terre « Pipay » n'est donc pas pour vous.
Point positif, on a pu rouler sur des modules ludiques et bien progressifs qui permettent de se chauffer pour aller ensuite tenter plus gros. Notamment une passerelle dans les arbres bien esthétique et plaisante. On a bloqué sur les deux « plus gros » modules par manque de couil... me direz vous mais qui à notre avis peuvent se tenter sans trop de soucis avec un tout mou.
On a fait quelques images qui résument en gros notre petite chevauchée et qui donnent un aperçu de ce parc et des mouches qui y vivent.
En résumé, ce petit parc nous a permis de passer une bonne après midi et de découvrir les joies de rouler sur des planches sans toutefois nous laisser un souvenir intarissable.
